Attention, voilà une formule de maths
By arthur charpentier on Tuesday, February 28 2012, 13:31 - lecture (de derrière les fagots) - Permalink
Ce midi, alors que nous survolions avec des collègues la version papier du Magazine de l'UQAM (lu par un personnel universitaire), nous sommes tombé sur l'avant-dernière page, avec la publicité d'un assureur (qui ne figure pas dans la version électronique, donc on se contentera d'un scan):
Si on regarde attentivement le tableau noir, on nous rappelle la définition de la dérivée d'une fonction,
(en plus on crée l'illusion en notant
la nouvelle dérivée mais c'est juste que le tableau complique inutilement quelque chose de relativement simple). Suit cette phrase "
il existe une formule plus simple pour protéger votre famille". J'avais déjà fait un billet il y a quelques années (sur une formule magique permettant de calculer des retraite, qui est juste une somme actualisée de flux futurs), car j'avoue être surpris qu'on utilise un tel argument... Tout d'abord, je suis assez mal à l'aise de voir qu'une direction d'une compagnie d'assurance (composée d'actuaires, qui sont censés avoir appris des choses plus compliquées que la dérivée d'un polynôme de degré 2... enfin, j'espère) nous explique - avec ce genre de formule - qu'ils font des choses qui sembleraient compliquées. Auquel cas, ça dévalorise fortement le travail des actuaires dans cette compagnie. De plus, je ne suis pas historien des maths, mais je croyais que les mathématiques permettent de simplifier à l'aide de quelques symboles des concepts qu'il serait compliqué de verbaliser. De la même manière, j'étais toujours surpris quand on me demandait, en France, de mettre moins d'équations dans mes transparents: les équations sont une version synthétique d'un concept souvent compliqué. Ne pas mettre des équations veut dire couvrir de texte des transparents alors qu'une image, un dessin voire une équation crée de la simplicité... 







Comments
Ou quitte à utiliser des maths comme argument marketing, je préfère la campagne (qui date un peu) de Playboy,
Content que vous vous en rendez compte.