Pour illustrer certains éléments de la discussion qui a suivi la présentation d'hier (ici), je rappellerais qu'en 1908, Émile Durkheim avait participé à un colloque organisé par la Société d'Economie Politique, dont un compte rendu est en ligne ici. "l'orateur croit pourtant que les faits économiques peuvent être considérés sous un autre aspect ; eux aussi sont dans une mesure qu'il ne cherche pas à déterminer, affaire d'opinion". C'est d'ailleurs assez amusant de lire le compte rendu, où l'on apprend qu'un monsieur Villey, qui "s'est senti quelque peu scandalisé par certaines assertions qu'il a entendues": pour lui "l'opinion [...]a une très grande influence sur les conditions de marché qui agissent sur la valeur; mais elle ne détermine pas la valeur, laquelle est déterminée par des lois naturelles rigoureuses". Le président de la Société d'Economie Politique de conclure "à M. Durkheim qu'il paraît avoir exagéré l'influence de l'opinion en économie politique. Sans doute c'est un facteur puissant qui agit pour modifier certaines formes économiques, mais ce qu'elle ne transformera jamais, cesont les grandes lois économiques, qui sont immuables ". On peut aujourd'hui donner raison à Emile Durkheim, je pense, quand on voit que le VIX (volatility index) calculé par le Chicago Board Options Exchange sur les volatilités implicites d’un ensemble d'options de l'indice S&P 500. est appelé par certains "indice de peur" (comme l'avait rappelé Olivier hier soir).... Cet indice est téléchargeable ici,

Pour des applications plus théoriques de cet indice de croyance, je renvois au papier ici (que j'avais déjà mentionné ).