Actuariat, la problématique du provisionnement
By arthur charpentier on Wednesday, August 19 2009, 12:46 - actuariat - M2-09/10 - Permalink
Dans le contexte récent des bonus des traders de BNP-Paribas, on a beaucoup parlé des provisions.
En assurance (non-vie), il existe deux grandesprovisions (grandes en montant),
La provision pour prime non acquise (PPNA) correspond à la fraction des primes brutes émises qui doit être allouée à l’exercice comptable suivant. Ces provisions s'expliquent par le fait que, d’une manière générale, les primes d’assurance doivent être payées au début de la période couverte (début du contrat), qui ne coïncide habituellement pas avec l’exercice comptable. Par conséquent, lorsque le bilan est établi à la fin d’un exercice, une partie des primes d’assurance payables au cours de celui-ci est destinée à couvrir des risques de la période suivante. Ces provisions sont alors calculées prorata temporis pour la durée restant à courir jusqu’à l’échéance du contrat. Elle est détaillée dans l'article A331-16 du Code des Assurances (ici)
La provision pour sinistre à payer (PASP) correspond au montant des sinistres survenus avant la date d’inventaire mais non encore réglés. Ces sinistres peuvent :
La première est essentuellement comptable, et contient peu d'incertitude, alors que la seconde nécessite qu'on passe un peu de temps dessus en cours. On notera toutefois que la méthodologie est fixée (partiellement) par la loi (par exemple l'article R331-26 en assurance auto, ici).
Sur le provisionnement (au sens PSAP, ou claims reserving), je voulais renvoyer vers plusieurs très bons papier de Klaus Schmidt, tout d'abord un petit cours fait à Strasbourg, un autre paru à la CAS, et enfin un petit papier sur Bornhuetter-Ferguson dans Variance.
La provision pour prime non acquise (PPNA) correspond à la fraction des primes brutes émises qui doit être allouée à l’exercice comptable suivant. Ces provisions s'expliquent par le fait que, d’une manière générale, les primes d’assurance doivent être payées au début de la période couverte (début du contrat), qui ne coïncide habituellement pas avec l’exercice comptable. Par conséquent, lorsque le bilan est établi à la fin d’un exercice, une partie des primes d’assurance payables au cours de celui-ci est destinée à couvrir des risques de la période suivante. Ces provisions sont alors calculées prorata temporis pour la durée restant à courir jusqu’à l’échéance du contrat. Elle est détaillée dans l'article A331-16 du Code des Assurances (ici)
La provision pour sinistre à payer (PASP) correspond au montant des sinistres survenus avant la date d’inventaire mais non encore réglés. Ces sinistres peuvent :
- être survenus, avoir été déclarés et n’avoir pas encore été (totalement) réglés ;
- être survenus, n’avoir pas été déclarés et donc n’avoir pas encore été réglés, ou, en anglais, incurred but not reported
La première est essentuellement comptable, et contient peu d'incertitude, alors que la seconde nécessite qu'on passe un peu de temps dessus en cours. On notera toutefois que la méthodologie est fixée (partiellement) par la loi (par exemple l'article R331-26 en assurance auto, ici).
Sur le provisionnement (au sens PSAP, ou claims reserving), je voulais renvoyer vers plusieurs très bons papier de Klaus Schmidt, tout d'abord un petit cours fait à Strasbourg, un autre paru à la CAS, et enfin un petit papier sur Bornhuetter-Ferguson dans Variance.






