A la demande générale, un court billet sur les calculs de PM (oui, encore un après celui sur la Zillmérisation - ici - mais surtout le calcul détaillé dans le cas d'une temporaire décès - ici et là). Mais après l'assurance en cas de décès, on va parler aujourd'hui de l'assurance en cas de vie. Une rente en quelque sorte, ou une retraite. Avant tout, suite à un commentaire (posté ici), je vais juste remettre un lien vers les notations actuarielles de base (ici), emprunté à l'ouvrage de Pierre Petauton. J'ai rajouté des tables de la Society of Actuaires, et quelques articles de presse sur l'assurance vie, et la modélisation.
- Description du contrat, et calcul de la prime annuelle



- Calcul de la PM, méthode prospective


- Calcul de la PM, méthode rétrospective

est la vap du capital diffféré, i.e.

- Calcul de la PM, méthode par récurence


- Calcul numérique de la PM
> L=read.table("http://perso.univ-rennes1.fr/arthur.charpentier/TD8890.csv",
+ sep=";",header=TRUE)
> Lx=L$Lx
> m=length(Lx)
> p=matrix(0,m,m); d=p
> for(i in 1:m){
+ p[1:(m-i+1),i]=Lx[1+i:m]/Lx[i]
+ d[1:(m-i+1),i]=(Lx[i:(m)]-Lx[i:(m)+1])/Lx[i]}
> diag(d[m:1,])=0
> diag(p[m:1,])=0
> q=1-p
> a=E=A=adiff=matrix(0,m,m)
> r=3/100
> for(i in 1:(m-1)){
+ a[,i]=cumsum(1/(1+r)^(0:(m-1))*c(1,p[1:(m-1),i]))
+ }
> for(i in 1:(m-1)){
+ #for(j in 1:(m-i)){
+ A[,i]=cumsum(1/(1+r)^(1:m)*d[,i])
+ }
> for(i in 1:m){
+ E[,i]=(1/(1+r)^(1:m))*p[,i]
+ }
Par rapport à cet ancien code, je vais juste définir la fonction suivante pour calculer
, en utilisant le fait que 
+ adiff[(1+0:(m-i-1)),i]=E[(1+0:(m-i-1)),i]*a[m,1+i+(0:(m-i-1))]
+ }
On en déduit alors la prime annuelle, en utilisant le fait que
> a[n,x]
[1] 19.16241
> sum(1/(1+r)^(0:(n-1))*c(1,p[1:(n-1),x]) )
[1] 19.16241
> adiff[n,x]
[1] 4.141035
> sum(1/(1+r)^((n):m)*p[(n):m,x] )
[1] 4.141035
> (prime=adiff[n,x] / (a[n,x]))
[1] 0.2161019
> sum(1/(1+r)^((n):m)*p[(n):m,x] )/sum(1/(1+r)^(0:(n-1))*c(1,p[1:(n-1),x]) )
[1] 0.2161019
(les calculs de part et d'autres sont là simplement pour vérifier). Pour le calcul de la PM, je n'ai programmé que les deux premières méthodes,
> VR=VP=rep(NA,m-x)
> ### méthode rétrospective
> adiff[n-1,x+1]-prime*a[n-1,x+1]
[1] 0.2230330
> adiff[n-2,x+2]-prime*a[n-2,x+2]
[1] 0.453264
> (VR[1:(n-1)]=diag(adiff[n-(1:(n-1)),x+(1:(n-1))] - a[n-(1:(n-1)),x+(1:(n-1))]*prime))
[1] 0.2230330 0.4532640 0.6909852 0.9365169 1.1901967 1.4523249 1.7233908 2.0039135 2.2942649
[10] 2.5954383 2.9077644 3.2316703 3.5678273 3.9170547 4.2805038 4.6597691 5.0559545 5.4702573
[19] 5.9044436 6.3600327 6.8391596 7.3447784 7.8776815 8.4400483 9.0368831 9.6701276 10.3447773
[28] 11.0642559 11.8332036
> (VR[n:(m-x)]=a[m,x+n:(m-x)])
[1] 12.656739 12.259522 11.858376 11.451953 11.045177 10.637713 10.230173 9.822171 9.421634 9.023840
[11] 8.630055 8.238339 7.854197 7.474624 7.105806 6.748102 6.400061 6.061537 5.743411 5.437153
[21] 5.143796 4.864296 4.596681 4.338471 4.097980 3.879335 3.672003 3.474060 3.288933 3.123415
[31] 2.962928 2.804341 2.631413 2.464020 2.272099 2.140384 2.023163 1.911479 1.791177 1.673873
[41] 1.510665 1.277393 1.000000 0.000000
> plot(x+0:(m-x),c(0,VR),col="red",xlab="âge de l'assuré",ylab="montant de la PM")
Pour la méthode prospective, on utilisera le fait que

> points(x+0:(m-x),c(0,VP),pch=4,col="blue")
> VP[1:(n)]=a[1:(n),x]*prime/E[1:(n),x]
> VP[(n+1):(m-x)]=(a[n,x]*prime- (adiff[(n+1),x]-adiff[(n+1):(m-x)+1,x]))/E[(n+1):(m-x),x]
> points(x+0:(m-x),c(0,VP),pch=4,col="blue")
Avec le graphique suivant pour les deux méthodes, qui donnent ici la même chose,

On notera que si on change l'âge de l'assuré, qui aura maintenant 45 ans, mais qui part toujours à la retraite à 65 ans, la PM change entre 45 et 65 (il n'y a rien entre 35 et 45 puisque personnne n'a d'engagement, et surtout ne change pas une fois atteint l'âge de la retaite, les engagements de l'assureur étant identiques pour ces deux contrats.

Au lieu de faire une réponse au commentaire sur les PM (
désigne la
désignent les frais d'acquisition,
correspond aux frais de
gestion des engagements de l'assureur (il n'y a pas de
car la prime
est versée au début, en une seule fois),
l'annuité associée à la garantie proposée
par l'assureur (i.e. avec un capital garanti de 1) et r les chargements
sur la prime. On suppose ici que tout est payé en début d'année, histoire de simplifier...
l'annuité associée aux engagements de l'assuré
(i.e. payer sa prime annuellement tant qu'il est en vie pendant une
période prédéterminée),

,
souscrite à l'âge
. Comme auparavant, on note 



désigne une assurance temporaire décès dont le capital croît d'une unité chaque année, ce qui donne
(c'est la notation officielle). Mais ce n'est pas ce que la réglementation demande de calculer.
€ à l'assureur, la prime annuelle
payée par l'assureur doit être multipliée par
,
et que
(ce qui arrive au final
assez souvent me semble-t-il). On arrive ainsi à la
. Mais ce n'est pas fini, il y a aussi les 

suit une loi binomiale négative (
suit une loi mélange de 3 lois (exponentielle tronquée, Dirac et lognormale translatée) (

On voit que pour une police sur 20, la charge sinistre dépasse
les 100000 euros. Cela n'est pas réaliste ! La moyenne devrait
alors forcément excéder 5000.
Fort logiquement, ces méthodes (simulations et Panjer) donnent des grandeurs très proches en terme de quantiles.
si les deux époux sont en
vie, soit en payant une prime
si l'un des époux
décède. En contrepartie, l'assureur verse 10 000 euros si
les deux époux sont en vie, et 60% de ce montant au conjoint
survivant.



, et
(i.e. les deux membres du couple sont en vie à la signature du
contrat). 
(les autres
découlant de cette dernière). Le
début du code est 



+1170 (type
(type 

dans la fonction
d'optimisation car les algorithmes d'optimisation permettent surtout de
minimiser des fonctions. Sinon il existe aussi la 





à la souscription d'un contrat, le flux actualisé est la variable aléatoire
est la durée de vie résiduelle de l'individu. La valeur actuelle probable est l'espérance mathématique de ce flux, i.e.








, noté plus simplement
, tant qu'il est en vie i.e.

car le paiement se faisant ici en début de période). De même,

(l'indemnité étant versé par l'assureur à
terme échu). J'utilie ici les notations officielles selons les
normes françaises que l'on retrouve dans les ouvrages de Pierre
Petauton et Christian Hess (ormis peut être pour le taux
d'actualisation qui est généralement noté i). Il existe des nuances
entre les notations françaises et les notations internationales. Je
renvoie
la valeur actuelle probable, en
, des engagements de l'assurés pour la période
. Aussi,
sera la valeur
actuelle probable, en 0, des k premières primes annuelles. Et
on notera
la valeur actuelle
probable, en 0, des
engagements de l'assurés pour la période
, i.e. la
valeur actuelle
probable des n-k dernières primes annuelles.
la valeur actuelle
probable, en 



si elles sont actualisée à la
date t. La référence étant
(i.e. on actualise en k). C'est ce qui a été
noté
dans le cours. On définit
par


. Mais il sera aussi possible de construire une
méthode itérative descendante, récursive,
commençant à la fin du contrat. Mais n'essayons pas de
compliquer les choses (j'ai déjà suffisement de mal
à m'y retrouver moi même).
, correspondant à la valeur
actualisée à la date t des gains (ou des pertes) futurs
de l'assureur (obtenus comme différence entre les engagements de
part et d'autre). La provision mathématique est alors "






. Or
, et donc

, ce qui donne, finalement
Dans
le TD de ce matin, nous avons commencé par le modèle d'Abraham De
Moivre, avant de présenter celui de Benjamin Gompertz. Je vais
continuer à illustrer historiquement le cours d'assurance-vie, pour
revenir sur les grands modèles paramétriques classiques...





. Comme nous l'avions mentionné ici (par exemple),
l'hétérogénéité non-observée
entraine de la surdispersion.
. Il
suffit de faire un simple test (ratio de vraisemblance par exemple) de
nullité d'un coefficient. Le hic est qu'on teste si un coefficient est
sur le bord des valeurs possibles, mais Moran (1971) par exemple
propose des solutions. Sur l'estimation du paramètre de surdispersion, j'en ai parlé ici (en présentant la loi quasiPoisson).


on obtient un effet multiplicatif. Et
est alors l'
Je vais revenir un peu sur l'exercice 3 du TD de ce matin (
) pour la classe 2 la probabilité de ruine s'écrit

et donc, toujours en supposant
et
indépendants,


T=4 si et seulement si
et
(une seule des racines de l'équation està valeur dans [0,1]).

) existe pour les deux classes, la probabilité de ruine s'écrit
et donc,


et
,
et
) existent pour les deux classes de risques,
et 
. On a un degré de liberté supplémentaire, que l'on peut utiliser pour maximiser le profit espéré de l'assureur. Les coefficients 



est alors la solution du système 3 équations et 3 inconnues
, correspondant aux trois conditions du 1er ordre,









s'obtient à l'aide d'une équation de degré deux analogue à celle ci-dessus.
et
. Le bénéfice moyen est alors de 51,25.






